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 | FRISANO Pierre - MARIC Raymond | | Aïda | | | [3] Theloma
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48 pages - 28,90 € ISBN 10: 2-84998-034-X
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Amour tragique en Egypte ancienne : Aïda, douce princesse éthiopienne, est l’esclave d’Amneris, fille de Pharaon. Mais toutes deux soupirent pour le vaillant Rhadamès : guerres et jalousie scelleront leur destin. Avec deux CD de l’opéra de Verdi, et Maria Callas dans le rôle d’Aïda. L’histoire n’a rien perdu de son côté péplum et un peu kitch : combats, amours et trahisons s’enchaînent jusqu’au retournement final qui sauve l’honneur. Les personnages sont excessifs chacun à leur manière : Aïda pure comme l’agneau, Rhadamès courageux et victorieux, et Amneris la capricieuse succube.
C’est là où le choix du dessinateur Pierre Frisano ( auteur de Courtisanes, série publiée chez Glénat ) est judicieux : son travail graphique a ce côté « rétro années soixante-dix » qui cadre avec la nature de cette histoire ; le trait tout en hachures est rapide et dynamique ; volumes et silhouettes sont sculpturaux : hommes en beaux guerriers musclés, et femmes pulpeuses et tentatrices. Bijoux et costumes luxueux attirent l’œil de toutes parts.
Décors et mises en scène foisonnant de détails, à l’instar des films à grand spectacle ( pp. 9, 22 ). Les gestuelles vont davantage vers les effets outrés des chanteurs d’opéra, comme dans cette case où Aïda, telle une statue de cimetière, prend une posture de pleureuse en marbre pour prier le retour de Rhadamès (p.13). Comme dans un péplum à l’ancienne, les combats héroïques ne versent aucune goutte de sang, et les amoureux s’effleurent à peine bien que dévorés de passion.
On remarquera aussi la qualité de la mise en couleur par Marie-Paule Alluard : son aquarelle aux tons doux clarifie les cases qui autrement auraient pu être confuses. Les éclairages traditionnels par saturation de hachures, recréent une ambiance exotique et sensuelle, un peu à la Indiana Jones (p.44). Aussi, si l’opéra original y perd peut-être en noblesse, il y gagne en accessibilité en particulier pour le jeune public, sans oublier les deux CD audio ( en live et mono toutefois [1] ) qui permettent d’apprécier l’œuvre de Verdi parallèlement et/ou indépendamment de cette adaptation BD.
Note : [1] Enregistrement live à Mexico en 1951 Chœur et orchestre Palacio de Bellas Artes Dirigé par Oliviero de Fabritiis Maria Callas dans le rôle d’Aïda. Séverine MARECHAL © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°23 : 01.XI.05 * * *
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