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 | collectif | | Peur | | | [19] Ginkgo
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230 pages - 17 € ISBN 10: 2-84679-040-X
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Recueil constitué autour du thème de la peur, du passé, de l’avenir, de payer pour ses crimes ; peurs mystiques et surnaturelles décrites par des auteurs tous russes : Pouchkine, Tolstoï, Sologoub, réunis dans un ensemble de qualité inégale de textes classiques ou contemporains. La peur, chacun l’a connue un jour… Mais en Russie, où il peut faire si froid, où la violence peut être si terrible et les dictateurs si puissants, elle peut prendre un aspect encore plus effrayant.
• le croque-mort de Pouchkine, premier texte du recueil le meilleur et incontestablement, donne le ton, d’entrée : la Russie est le pays de toutes les peurs ! Par un soir d’ivresse, un croque-mort peu honnête peut-il ainsi éprouver la peur de voir venir chez lui tous ceux qu’il a enterrés ;
• de même, dans Journal d’un fou de Léon Tolstoï, un homme sain d’esprit en apparence mais terrorisé par l’idée de la mort peut-il prendre conscience de sa folie au moment même où il cesse d’avoir peur ;
• enfin, dans Parania, une femme, a priori simple d’esprit, peut-elle dans l’enfer Stalinien devenir un terrible instrument de terreur…
On voit qu’en Russie la peur est protéiforme, quelle que soit l’époque. Elle peut être animale et trouver ses origines dans les tréfonds de l’âme humaine, autant que consécutive aux tortures que les hommes infligent eux-mêmes. Elle peut aussi faire rire ou rendre fou. Mais en aucun cas est-elle anodine et, de ce fait, toujours révélatrice des maux dont souffre une société…
Présente à chaque page des textes choisis, ceux-ci diffèrent par le ton et le format : les meilleurs, cités ci-dessous et souvent courts, s’enchaînent à d’autres plus faibles et plus longs au point que l’ensemble déçoit au final. Ce recueil aurait en effet gagné à être plus court, car malgré les thématique et nationalité communes à tous les auteurs, on ne note hélas aucun temps fort. SEB © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°37 : 09.VII.08 * * *
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