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 | anonyme | | Pop Wooh | | Popol Vuh, Le Livre du Temps | | [5] Triptyque
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251 pages - 13 € ISBN 10: 2-85920-491-1
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Nouvelle traduction, présentée et annotée : le Popol Vuh est aux Maya ce que l'Ancien Testament est à l'Occident, avec mythes cosmogoniques et histoire antique. Il commence par une sobre déclaration : « ici nous écrivons, ici nous fixons les anciennes paroles »… Ce texte, issu d'un passé fort lointain, présente de remarquables qualités structurelles et stylistiques. Pour mieux en restituer la saveur typique, Pierre DesRuisseaux a fait appel à l'expertise de Daisy Amaya, héritière de ces antiques traditions. Ainsi, les protagonistes de cette épopée maya apparaissent de manière plus juste, dans une traduction vivante ( 2002 ), étayée d'une érudite introduction et de notes instructives, qui rend ces anciennes paroles plus accessibles.
Selon cette tradition du fond des âges, le monde commence par une assemblée de six démiurges, entre mer et ciel : un Créateur, un Concepteur, un Homme de l'Infini, un Serpent à plumes, un Père et une Mère. Ces six émanations du Sans-Forme unique, ineffable et inconnaissable, se livrent à une première création du monde. Des eaux, ils font surgir plaines et montagnes, puis rivières et toutes sortes d'animaux sauvages. Mais aucun animal ne sachant prier à haute voix, ils font des hommes en bois ; mais eux non plus n'invoquent pas correctement les dieux. La destruction frappe alors, d'où ne subsistera que quelques sagouins, ces singes arboricoles qui ne sont autres que les descendants des hommes en bois…
A la deuxième création, un imposteur a dit : « je suis la Lumière, je suis le Soleil, mieux encore, je suis la Lune ». Comme cela était faux, les dieux le firent massacrer, lui et ses deux fils, par un Justicier aidé d'un vieil arracheur de dents. Le père de ce Justicier avait été convoqué par les Seigneurs de l'inframonde, sombre univers souterrain que traverse le Soleil d'ouest en est pendant la nuit, pour affronter d'insurmontables épreuves. Ayant échoué, il avait été décapité, mais sa tête avait roulé et trouvé refuge dans un arbre fruitier qui attira une jeune fille noble : neuf mois plus tard, naissait notre Justicier.
Or ce Justicier est la figure centrale de la troisième création. Rentrant au domicile de feu son père, il élimine son frère aîné en le transformant en singe frugivore. Puis il s'en va, comme son père, affronter les épreuves des Seigneurs de l'inframonde, qu'il réussit mais se fait non moins décapiter. Or le coati, animal plein d'astuce, transforme un gros fruit en fausse tête parlante, laquelle trompe les Seigneurs, et permet au Justicier de récupérer la sienne. Les Seigneurs s'interrogent alors sur son éventuelle invulnérabilité, car à chaque fois qu'ils croient l'avoir tué, il ressuscite immanquablement. Finalement, c'est lui qui triomphe d'eux, et monte au ciel.
La quatrième création est l'actuelle. La chair des quatre premiers hommes est élaborée par les démiurges, à partir de grains de maïs qu'ont fourni Yac le chat, Utiu le coyote, Quel la perruche et Hoh le corbeau. Ces premiers Humains sont omniscients, chose dont les démiurges finissent par se lasser, si bien qu'ils réduisent l'entendement de leurs créatures. Puis ils créent quatre belles femmes, les Humains se multiplient, découvrent le feu et se séparent en plusieurs nations.
Les langues se diversifient. Chaque nation apprend à effectuer des sacrifices rituels : on immole notamment quelques guerriers d'une tribu dont les chefs, par vengeance, envoient deux jeunes filles séduire les dieux lors de leur baignade. Au retour de cette mission, elles rapportent un manteau ensorcelé qui fait mourir un des chefs imprudents. Le conflit s'envenime, mais finalement les tribus se soumettent. Le document termine par des indications généalogiques sur quatorze générations de seigneurs, ceux de la Maison du Jaguar ayant une gloire particulièrement exaltée. Jean-Baptiste BERTHELIN © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°6 : 16.VIII.04 * * *
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