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 | YOSHIYUKI Junnosuke | | Jusqu'au Soir | | Titre original : Yûgure made | [5] Rocher (Le)
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14 pages - 14,90 € ISBN 10: 2-268-05698-8
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Récit des amours entre Sugiko ( 22 ans ) et Sasa, marié et le double de son âge : tous deux explorent avec délectation l'empire des sens, au détail près que l'intéressée tient à préserver son hymen. Chronique d'une passion annoncée, avec quelques passages non dénués de poésie. Singulière histoire que celle-ci : « Sasa, homme marié d'une quarantaine d'années, entretient une liaison avec Sugiko, une jeune femme de vingt-deux ans. Les deux amants se retrouvent dans des cafés, des restaurants, des love-hotels. Mais leur relation érotique est entravée par un interdit : la jeune femme veut garder sa virginité et refuse toute pénétration. A la fois frustré et excité par cette situation, Sasa de met à douter de Sugiko, qu'il soupçonne de coucher par ailleurs avec un jeune homme de son âge ( 4e de couv. ) »…
En lui-même, le récit est banal comme il a dû, doit et devra en exister des milliers. L'obsession de préserver son hymen n'empêche nullement Sugiko de perdre sa virginité et d'explorer le vaste registre des amours charnelles, avec quelques astuces pour contourner l'interdit. Elle prend même parfois les devants au moindre lieu qui leur vient à l'esprit, à l'un comme à l'autre.
Ce roman, essentiellement érotique, est aussi l'histoire commune des couples nouvellement formés ( celui-ci a dépassé l'an ) et qui se désire encore ; l'auteur décrit leur vie à deux, avec descriptions simples et non moins justes. Simple et sensuelle, leur histoire est banale mais non sans charmes malgré la crudité : « la femme avait les yeux et s'en remettait entièrement à lui. Que le vent fasse frémir les fourrés d'herbe aux alentours, il se raidissait un instant tandis qu'elle n'y prêtait aucune attention. Dans cette position même, le sang primordial bouillait en elle (p.117) ».
Le récit est épuré, sans fioritures, et va droit à l'essentiel entre les deux protagonistes, qui ont parfois de jolis échanges sur des faits qui n'ont d'importance que pour eux. Exemple : « - Quand on rêve, on a les yeux fermés. - Evidemment. - Qu'est-ce que tu veux dire ? - C'est quand les paupières recouvrent les globes oculaires, n'est-ce pas ? - On peut le dire comme ça. - Mais alors, les globes oculaires restent toujours ouverts. - Ah, je vois. Il y a un philosophe qui a écrit sur cette question. Quand on ferme les yeux, les globes oculaires restent ouverts, ils regardent la face interne des paupières. Et donc, ils ne sont jamais en repos, pas un instant (p.15) » Erika BJORNSSON © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°25 : 15.III.06 * * *
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