|
|
 | ZOLMA | | Croisière jaune | | | [4] Krakoen
| |
271 pages - 9 € ISBN 10: 2-916330-10-0
| |
| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
|
Enquête bien menée, avec humour et réalisme sans remplissages pour ce cas très actuel commençant par un soupçon d’adultère et aboutissant à un trafic d’êtres humains… De plus, les clients ne se pressent pas à la porte de Lily Verdine, détective privée. Pourtant, Lily a sa fierté, même pour un ‘cas d’adultère alimentaire’. Aussi lorsque Maryse Pradelles l’appelle pour filer son mari qui pour la énième fois part pour affaires à Montauban, elle la fait patienter, le temps de trouver un créneau dans son agenda soi-disant surbooké. Elle lui donne finalement rendez-vous dans le bar d’un ami, tenu à l’œil du reste par la police en raison de son passé d’activiste. Et elle accepte l’affaire : « des photos, des preuves, de quoi inonder le tribunal afin d’obtenir le divorce. Avec une bonne pension (p.18) »…
Par l’intermédiaire de cette bourgeoise, Lily s’installe dans un petit hôtel montalbanais, qui affiche complet avec le séminaire annuel d’une entreprise spécialisée en logiciel. Elle y rencontre Marc, un technico-commercial en perte de vitesse auprès de son patron à force de bêtement privilégier la qualité du suivi à la quantité de ses ventes. Leur relation change radicalement lorsqu’elle l’aide à maquiller un meurtre en banal accident de la route : « on n’a pas idée de la difficulté de combattre la flottaison d’un sac-poubelle rempli d’objets compromettants. Trop lourd, on le jette sur ses pieds et il revient tranquillement s’échouer. Trop léger, il y a le risque qu’il stagne entre deux eaux et regagne la rive quelques kilomètres plus loin. C’est à en douter d’Archimède. L’idéal serait de le balancer du milieu d’un pont avec un lest correct, mais question discrétion, on a vu mieux. Je préférais les berges feuillues (p.83) »…
Collaboration oblige
Les soupçonneux pandores locaux ne lui facilitent guère la vie : sa qualité d’ancienne collègue virée pour un flirt avec un proxénète, puis reconvertie dans le privé, n’est pas en sa faveur ! Et ils perquisitionnent sa chambre d’hôtel, où ils lui confisquent son arme avant de la mettre en garde à vue. Lily aura bien du mal à convaincre le commissaire, cruciverbiste invétéré, de la gravité de ses trouvailles pour le faire intervenir.
Plus proche d’un Nestor Burma en jupons que de San Antonio ( car mieux vaut être seule qu’accompagnée d’un Bérurier mal embouché ), le lecteur appréciera son indépendance : « ensuite, il s’est retrouvé juste derrière moi en face du distributeur automatique de breuvages. Il m’a bien reluquée. Ca ne pouvait pas m’échapper, j’avais une pupille sur lui. Il m’a gentiment poussé le coude au moment où je transférais le bol de café de l’appareil à mon plateau. Acte volontaire, c’est indéniable. Une entrée en matière originale du style ‘vous avez l’heure ?’ sous l’horloge de la gare de Lyon ou ‘vous avez du feu ?’ pendant le grand incendie de Londres. Il était bien de la race des dragueurs maniaques. Le genre à élever la femme au rang d’orifice avec un peu de chair autour. J’aimais pas (p.40) »… Norah Guéneau © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°28 : 01.VIII.06 * * *
|
|
|