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 | RIEL Jorn | | Le garçon qui voulait devenir un être humain | | II : Les frères sanguinaires | | [1] Sarbacane
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67 pages - 19,50 € ISBN 10: 2-84865-125-3
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Devenir être humain, c’est devenir Inuk, un membre du peuple Inuit. Dans ce 2e volet de la trilogie de Riel ( revue pour le public jeunesse ), le sage Leiv et ses deux jeunes amis Narua et Apuluk développent de jolies notions de tolérance et de partage. C’est le printemps : les trois compagnons Leiv, Narua et Apuluk se reposent de leur aventure dans la famille de Thorstein, leur sauveur. Dans cette ferme d’Islande, la vie s’écoule au rythme des saisons et des arrivées de bateaux. Mais un beau jour, c’est au tour d’un menaçant drakkar d’accoster : à son bord, les deux cruels frères Grimur et Rane, qui haïssent les Inuit.
Le scénario est en deux temps. Le premier présente la vie quotidienne des fermiers islandais, avec de petites anecdotes illustrant l’échange de traditions Thorstein et les enfants du Groenland. Ces derniers découvrent ainsi avec effroi la salle d’étuve où règne une chaleur étouffante ; on y discute aussi de religion auprès d’un prêtre de passage, tandis que Narua s’émerveille du tissage et Apuluk du travail du fer. Bien que rude, la vie est paisible. Ce n’est que dans un second temps qu’apparaissent les deux frères sanguinaires, dont les actes barbares susciteront une vengeance pacifique grâce à une expédition lancée à leurs trousses. Cette partie est plus sombre et davantage axée sur l’action : le suspens est bien géré, avec une morale qui contrebalance des passages relativement violents.
Graphiquement, les illustrations en pleine page de Christel Espié sont de toute beauté : les coloris, francs et lumineux, sont sans encrage, la couleur est posée à même la planche, comme sur un tableau. Certaines double pages sont d’un effet saisissant, comme aux pages 54-55 où les kayaks apparaissent contre un soleil couchant, rouge vif. De jolies scènes d’intérieur évoquent des toiles de maîtres hollandais, la stylisation des visages en plus, comme autour du métier à tisser de Helga (p.28). Visages et physionomies sont ainsi rendus avec justesse, sans caricature, même dans les combats où les méchants sont terrifiants à souhait. Le texte est ponctué de petites illustrations en sépia qui l’aère agréablement.
La trilogie initiale ( publiée chez Gaïa ) de Jørn Riel a été adaptée pour l’occasion : chaque chapitre forme une petite histoire qui se lit aisément, pouvant ménager des pauses. Les mots sont simples, sans appauvrir la description. Malgré quelques scènes de pillages assez dures, l’ensemble est accessible à de jeunes lecteurs qui y trouveront l’action et le suspens, tandis que les parents apprécieront le message de paix que véhiculent le peuple Inuit et son porte-parole apatride, le jeune et aventureux Leiv… Séverine MARECHAL © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°31 : 12.XII.06 * * *
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