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 | TESSIER Yvan | | Les Métamorphoses des Vitraux | | Dans les cimetières de Paris | | [1] Hirlé
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125 pages - 25 € ISBN 10: 2-914729-51-0
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Ouvrage original sur une forme d’art funéraire méconnue : les vitraux de cimetières. L’auteur a arpenté les dix-neuf cimetières de Paris pour ce florilège d’images religieuses brièvement commentées, immortalisées dans les jeux de lumière et d’usure du temps. Voici un ouvrage qui peut intéresser les habitués et amoureux des promenades en ces lieux de calme et silence que sont les cimetières, le Père Lachaise en particulier. Si le promeneur parisien est souvent plus attiré par l’atmosphère et l’architecture des demeures éternelles, peut-être a-t-il noté ici et là quelque mosaïque ou vitrail.
Ce livre ne se veut en aucun cas exhaustif, mais présente un vaste éventail de la diversité de cette forme d’art funéraire : « les vitraux funéraires ont avant tout une fonction d’images pieuses. Images qui rassurent. Qui, – contrairement aux sculptures – évitent la dramatisation et la représentation de la douleur (p.48) ». Les « métamorphoses » du titre renvoient autant aux jeux de lumière à travers le verre coloré selon les saisons et l’heure du jour, qu’à leur dégradation progressive et évolution stylistique selon les époques. Autre constatation, la fragilité du vitrail, qui ne résiste guère à l’épreuve du temps, dans les deux acceptions, et à l’incurie d’une minorité : « ces vitraux sont aujourd’hui gravement endommagés. Pour de multiples raisons : chutes de branches, vandalisme, vols, intempéries (p.75) »…
Quelques lignes de texte au détour d’une page apportent ainsi des informations complémentaires, comme ici sur l’art des vitraux photographiques, « dont Maréchal de Metz est le premier à présenter des exemples à l’Exposition universelle de 1867 – soit vingt ans après la découverte de la photographie sur verre par Niepce de Saint-Victor en 1847 – cette technique est utilisée régulièrement de 1880 à 1925 afin de conserver du défunt une image fidèle, en allant parfois jusqu’à prêter ses traits à l’effigie de son saint patron ». Ou en mettant sa photographie au centre d’un cadre rond ou ovale. Ou encore, en l’intercalant grâce à un montage plus ou moins habile, au milieu d’autres figures : anges, vierges, saints… Quelques enfants, très rares (p.51) ».
Ce livre a donc le mérite de combler, du moins en partie, cette lacune de l’histoire de l’art : le vitrail funéraire, loin des prouesses des maîtres d’antan qui œuvrèrent pour les cathédrales, apporte non moins une touche toute spéciale dans la caveaux familiaux qu’ils ornent. Tout juste peut lui reprocher la faible part du texte hormis la présentation, et quelques gros plans qui n’ont pas conservé la poésie qui incita le photographe à la saisir dans l’instant. Inès de Rokha © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°34 : 16.VI.07 * * *
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