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[121] ARTS CINEMATOGRAPHIQUES > [18] Cinéastes
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THOUVENIN Cyrille - Le jeu de l’innocence
Le jeu de l’innocence
Cyrille THOUVENIN
 
 

Entretien. Dans La Confusion des genres, il est Christophe. Vague à l’âme, innocence, force qui va, le personnage que joue Cyrille Thouvenin tient la trame des histoires sur ses frêles épaules. Rencontre avec un acteur qui vit son art avec passion et intelligence.

 

DOSSIER :
Présentation : L’Universelle Confusion des Genres
Entretien : Ilan DURAN COHEN
Entretien : Pascal GREGGORY
Entretien : Cyrille THOUVENIN
Entretien commun : Ilan DURAN COHEN – Pascal GREGGORY – Cyrille THOUVENIN
Entretien : Valérie STROH
Chronique : Quatre romans de l’existence d’Ilan DURAN COHEN

Crédit photo Cyrille Thouvenin : © Matthew Brookes


 

Cyrille Thouvenin est de ces acteurs qui vivent leur art dans toutes ses dimensions. Acteur de théâtre et de cinéma, il sait jouer aussi bien le texte de Shakespeare ( Hamlet en 2011 ) que le baroque de Scaron, l’écorché vif de Juste une question d’amour ( téléfilm qui l’a révélé à de nombreux spectateurs ) que le personnage philosophique de The Philosopher (tiré de la nouvelle Baggio's story, de Charlie Fish ). Dans La Confusion des genres, il incarne un être innocent en apparence, fragile au début du film, mais structuré et volontaire. Peut-être l’un des seuls…

ArtsLivres : Dix ans après sa sortie en salle, quelle est votre réflexion sur le genre de La Confusion des genres dans lequel vous jouiez ? Comédie ? Comédie dramatique ? Vaudeville ?

Cyrille THOUVENIN : Sincèrement, en lisant le scénario, je ne m’attendais pas à ce que ce soit une comédie… Ilan Duran Cohen a une personnalité complexe, qui déteint sur sa façon de diriger, une manière de diriger dans l’instant, même s’il y a une réflexion en amont. Après le tournage, je me souviens que je ne savais pas très bien où on était, je jouais au premier degré ; ce n’est qu’en voyant le film que je l’ai trouvé drôle, fin, et si beau !

Quelle évolution Christophe, votre personnage, a-t-il dans sa relation avec Alain, que joue Pascal Greggory ? Sait-il où il va ? La rencontre dans l’ascenseur le dépeint comme quelqu’un d’assuré et qui sait ce qu’il veut…

Je pense que cette période de la vie, le début de la vie adulte, est un savant mélange entre une sorte de vertige et cette espèce de certitude absolue face au monde entier, où l’on sait ce qu’on veut et peut obtenir du monde adulte. Je me souviens que le personnage fait de la varappe : une métaphore pour dire qu’on est assuré et qu’on est en même temps dans le vide…

Dès la deuxième rencontre, Christophe répond et demande à Alain pourquoi il est toujours sec. Or votre diction, bien plus rapide que celle des autres personnages, voulait-elle éclairer le fait que Christophe était déterminé, malgré un côté ‘paumé’ ?

Sans doute, mais je n’en ai pas souvenir ; je ne l’ai peut-être pas fait exprès. Peut-être était-ce de la timidité ? J’ai le souvenir de personnages assez seuls… Peut-être aussi quelque chose que je vivais en filigrane. Le personnage d’Alain est complexe, il a des structures friables, et quiconque interviendrait dans sa vie, cela ne serait pas une partie de plaisir. Je ne saurais donc dire si Christophe, ou un autre, le structure ou non… Mais Christophe est plus lucide qu’Alain sur leur situation, au point de se voir « marié » à lui, c’est le terme qu’il utilise, et il se voit vivant avec lui pour la vie : il y croit vraiment !

Ilan Duran Cohen vous a-t-il demandé de jouer Christophe comme un être tactile ? Car il touche, il embrasse…

Oui, il tripote beaucoup. Ils se caressent, se touchent, et font l’amour… C’était écrit ainsi, nul besoin de le demander, d’autant que je suis moi-même assez tactile dans la vie.

Est-ce qu’il y a eu une réflexion sur le background de Christophe ? A la fin du film, vous semblez jouer un Christophe plus heureux qu’au début…

Oui, Christophe sortait de dépression, après deux tentatives de suicide… C’est la sortie de l’adolescence, avec des moments pénibles pour de multiples raisons. Or c’est un personnage qui s’en sort justement, même s’il me semble qu’il disparaît quelque temps dans le film. Puis il se retrouve à la clinique avec cette espèce de famille surréaliste : il a un enfant dans les bras. Il trouve effectivement quelque chose à faire, il doit avoir une impression de trouver une place : c’est une fin somme toute heureuse. Parce qu’il a un enfant dans les bras…

Je vous donne quelques qualificatifs ; pouvez-vous me dire si vous avez ressenti Christophe comme cela ? Innocent, naïf…

Cela n’existe pas, ça ! On n’est jamais innocent, surtout quand on prend des décisions comme celles qu’il prend. Après, on peut se draper de candeur et de jeunesse, mais on n’est jamais innocent.

Lucide sur la situation, beaucoup plus qu’Alain


Oui, à travers son prisme, son expérience. Ce qu’il en voit, ce n’est certainement pas la réalité d’une relation. On n’a pas la suite du film mais je ne sais pas si c’est une relation très viable sur le long terme. Christophe se voit marié avec Alain, il utilise ce terme-là, il se voit vraiment toute la vie avec et il y croit.

Mais vous dites que, du fait que ce soit votre premier film, vous n’osiez pas apporter à ce personnage…

On n’a pas le choix quand on débute. Mais je pense que j’ai tout apporté de moi : j’ai aussi été choisi pour cela, pour ce que j’étais à cette époque.

Ilan Duran Cohen a parlé de son film comme d’une « fable ». Dans votre jeu, aviez-vous banni tout le côté raisonnable pour jouer un être d’instinct, de passion ?

Je suis généralement dans l’instinct, sans trop me poser de questions. Mais je me souviens aussi de directives assez strictes d’Ilan Duran Cohen, notamment dans les rythmes des scènes.

Ilan Duran Cohen décrivait de ses personnages comme « las », « fatigués ».

Ça ne m’étonne pas, on retrouve souvent dans ses livres une certaine lassitude… Mais la lassitude est surtout un trait d’adolescence, que les personnages d’Ilan ont gardé. Car pour les adolescents, tout est fatigant, lourd, chiant… c’est ce qui les différencie des adultes.

Esthétiquement, il y a un côté syncopé dans le film ; tout va très vite : était-ce difficile à jouer ?

La difficulté était ailleurs, dans mes rapports avec l’équipe : elle m’intimidait. Sinon en termes de jeu, je voulais bien faire mon travail, et qu’Ilan soit fier de moi : il me fallait donc éviter d’écorner ou égratigner le texte.

A ce propos, comment avez-vous rencontré Ilan Duran Cohen ? Vous a-t-il dit pourquoi il vous avait choisi ?

Il avait sélectionné quelques acteurs et fait des essais. Mais de notre rencontre j’étais reparti en laissant le scénario… Ilan m’a raconté ensuite que cette espèce d’indifférence chez moi l’avait piqué et travaillé plus qu’avec les autres acteurs…

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