|
|
 | HUYSMANS Joris-Karl | | Sainte Lydwine de Schiedam | | | [5] A Rebours
| |
347 pages - 20 € ISBN 10: 2-915114-02-1
| |
| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
|
Sainte Lydwine de Schiedam, véritable incarnation de la loi de la substitution mystique, endossa tous les péchés du monde pour racheter l’humanité, Quoique différent de sa production habituelle, ce livre de Huysmans est hélas sans surprises… Quand on s’appelle Joris-Karl Huysmans et qu’on a une longue carrière semée de livres ayant défrayé la chronique, comment en vient-on à la fin de sa vie à rédiger une hagiographie ? C’est une question à se poser en lisant Sainte Lydwine de Schiedam.
Après un bref rappel historique de la situation en Europe au début du XVe siècle, l’écrivain puisa à partir de 1897 dans trois récits de religieux ayant consigné la vie de cette femme : Jan Gerlac, Jan Brugman et Thomas A. Kempis. Il mena aussi quelque enquête lors d’un voyage en Hollande ( pays d’origine de Ludiwine ) qui le ramena aux sources de son être, mais sans aller plus avant. Contre toute attente, Huysmans se convertit au catholicisme en 1891.
Il y a donc deux Huysmans, celui d’avant sa conversion et, en l’occurrence, celui d’après. Et c’est bien le principal intérêt du livre, car sur le fond le lecteur reste sur sa faim : après tout, il n’y fait que suivre le cheminement de ladite Lydwine qui, livrée à de terribles maux, traverse toutes les phases de la souffrance physique, jusqu’à la décomposition de son corps. Certes, comme le souligne le préfacier, il est possible aussi qu’avec ce texte « s’opère en Huysmans la révélation d’une image transcendante de la femme (p.19) ».
Cette lecture étonne donc, en pensant qu’elle est de la même plume que celle qui créa Des Esseintes, le protagoniste d’A rebours. A l’inverse, on comprend mieux pourquoi Barbey d’Aurevilly disait d’Huysmans qu’il était suspendu entre deux abîmes, acculé à faire un choix « entre la bouche d’un pistolet ou les pieds de la croix »… Les amateurs du Huysmans qui tendait à choisir la bouche du pistolet, en seront pour leurs frais. SEB © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°37 : 14.IX.08 * * *
|
|
|