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 | ALCOTT Louisa May | | Les Yeux de Lady Macbeth | | | [15] Interférences
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79 pages - 13 € ISBN 10: 2-909589-10-2
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Un peintre marié à son art ne peut finir son tableau dont il lui manque les yeux. Remarquablement écrit, ce roman illustre le talent dramatique de l'auteur, dans les dialogues comme dans la psychologie des personnages. Un récit envoûtant, au lyrisme digne d'un grand opéra. Célèbre pour ses Quatre Filles du Docteur March, Louisa May Alcott aborde dans ce court roman, publié anonymement en 1863 et inédit en France, son thème de prédilection qu'est la manipulation sur autrui, par emprise ici teintée de fantastique. Les Yeux d'Agatha Eure
Max Erdmann, peintre marié à l'Art et qui ne saurait avoir d'autre épouse, ne peut achever son tableau de Lady Macbeth : il cherche désespérément le visage dont les yeux lui offriraient « le regard fixe, atone, mais non dénué d'intelligence de Lady Macbeth dans son sommeil halluciné (p.9) ». Lors d'une représentation de la pièce de Shakespeare, il est déçu par la comédienne qui en incarne le rôle. Soudain, il se sent observé dans l'immensité de la salle…
Il finit par découvrir celle qui le fixe avec tant d'insistance, et demande à son ami Louis, qui dit la connaître, de lui présenter la jeune fille sur le champ. Agatha Eure possède ces yeux tant espérés, « ardents et pénétrants, peuplés de lueurs et d'ombres quand les pupilles se dilataient, et les iris brillaient d'un éclat transparent qui changeait au gré de ses paroles, et témoignait qu'une nature passionnée et impérieuse couvait sous la couche de neige (p.20) »…
Malgré sa réputation de femme froide et hautaine, Max obtient d'elle qu'elle pose pour lui. La première séance se déroule dans une atmosphère étrange qui trouble profondément le peintre. Les rencontres successives jusqu'à l'achèvement du tableau lui révèlent l'attachement qu'Agatha éprouve pour lui… Et tout célibataire qu'il est, le jeune homme est flatté du pouvoir qu'il exerce sur elle ! Mais les apparences sont trompeuses : tel est pris qui croyait prendre…
Un Homme sous Influence
Max est resté célibataire, c'est un peintre talentueux, mais il est pauvre et dépourvu « de toutes les séductions qui plaisent tant aux femmes (p.72) »… A l'inverse, Agatha est riche et possède tout ce qu'elle désire, sauf la beauté. Qu'est ce qui pousse alors ces deux êtres à s'unir ?
Si Agatha est sincèrement amoureuse de Max, lui ne l'épouse que par ambition. Et lorsqu'elle comprend qu'elle lui sert seulement de « marchepied […] afin qu'il se haussât à une position qu'elle ne pouvait partager (p.65) », elle use d'un pouvoir mystérieux pour assujettir son mari. Les deux esprits luttent ainsi, l'un pour posséder, l'autre pour se libérer…
© 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°13 : 11.XII.04 * * *
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