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 | BERGESE Francis | | Buck Danny T.51-52 : Porté disparu | | | [55] Dupuis
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100 pages - 17,70 € ISBN 13: 978-2-8001-4017-9
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Buck Danny est objectivement très au-dessus de la moyenne du genre : ses aventures puisent généralement dans l’actualité, avec un graphisme réaliste et fouillé à saluer. Immersion dans les derniers albums, en Afghanistan (T.52), puis en Antartique (T.51)…
| • T.52 : Porté disparu • T.51 : Mystère en Antarctique |
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J’ai toujours aimé Buck Danny, plus encore depuis le 41e volume à partir duquel Francis Bergèse prit la relève de Victor Hubinon. A mon sens, ses scénarios généralement bien ficelés et le souci du détail, réaliste et dynamique, font de Buck Danny la meilleure série BD ‘forces aériennes’ : avions et bâtiments de guerre sont très bien rendus, sans parler de la grande multiplicité des angles de vue. Certaines histoires se suivent sur plusieurs titres, avec de nombreux échanges ( un régal ), denses et complexes.
T.52 : Porté disparu 46 planches – 9,20 € – ISBN 978-2-8001-4017-9
Sans vouloir croire à une quelconque influence de mes réserves sur le tome précédent ( cf. infra ), l’excellent Buck Danny et l’illustre Bergèse sont de retour avec une histoire fort bien conçue. Filant sur l’actualité, le Bureau des Opérations spéciales du Pentagone charge les trois mousquetaires Buck, Tumb et Sonny de retrouver sous couverture civile en Afghanistan un agent de la CIA, Alan Jenkins, qui ne donne plus de ses nouvelles.
L’album semble un hommage aux reliefs hautement montagneux du pays, mais dont on ne verra rien d’autre : tant pis pour le tourisme local ( ci-contre planche 1, un relief Californien ).
Plus sérieusement, l’enquête diverge sur un trafic d’armes transfrontalier, culminant avec deux chasses : celle d’un Antonov-2 mal en point escorté par deux Harrier ( cf. couverture ), et celle d’un transporteur Buffalo escorté par deux chasseurs iraniens. La fin révèle une petite surprise vu le jeu des couvertures entre espions espionnés…
T.51 : Mystère en Antarctique 54 planches – 8,50 € – ISBN 2-8001-3517-4
Intrigue centrée en Antarctique, plus précisément dans la péninsule Reiser-Larsen ( ne cherchez pas : elle ne figure pas dans mon atlas Universalis ). Au large, aperçu de plusieurs Super Etendards loin de toute base ou porte-avions, mystère d’autant plus épais qu’ils n’appartiennent pas aux forces aériennes françaises et qu’ils coulent des navires. Le lecteur apprend assez vite qu’ils rentrent dans une base sise sur le sixième continent, censément démilitarisé par convention internationale. Leur présence, comme celle des chenillettes, véhicules radar et porteurs de missile est illégale.
Côté américain, Buck Danny à un moment se retrouve sur la banquise, fagoté dans du parachute pour se fondre dans le paysage : c’est que l’uniforme vert sombre des pilotes de l’U.S. Navy est aussi visible qu’un feu rouge en pleine nuit. Le fanfaron Sonny Tuckson, en pyjama impayable Superman, renoue avec les déconvenues, harcelé par l’éternel O’Connor, le patibulaire sac à puces de l’amiral qui ne manque pas non plus de mordant. BD française, la France est cette fois un peu associée avec les avions Dassault, et la mention de l’ex-Foch, porte-avions vendu au Brésil et depuis rebaptisé São Paulo. Un bon point aussi pour préciser que les oiseaux en costard sont des manchots, car il s’en trouve toujours qui placent des pingouins au Pôle Sud. Le dessinateur est scénariste s’est donc documenté, et pour la peine, mit à contribution son épouse Lise et Nathalie Bergèse à la couleur. Voilà pour les éloges.
Personnellement, les humeurs et autres pitreries d’O’Connor lassent à la longue, récurrentes et délayant le scénatio sur trop de planches : ce n’est pas un mal en soi, mais cela étonne vu combien Bergèse délaissa les personnages ‘bédéisés’ des 40 premiers volumes pour un dessin plus étoffé et réaliste. Deuxième critique : l’absence d’explication comme d’identification de l’ennemi : on ne sait comment ils ont acquis un sous-marin et quatre chasseurs ( vendus à Saddam Hussein à l’origine, mais ensuite ? ) : la faiblesse est regrettable car on a du mal à y croire dans un scénario autrement bien ficelé. Ce volume est donc un tantinet inférieur à l’excellence de Bergèse. Romain SALGARI © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°36 : 20.III.08 * * *
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