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[35] ARTS SCENIQUES > [24] Théâtre
[121] ARTS CINEMATOGRAPHIQUES > [18] Cinéastes
THOUVENIN Cyrille - Hymne à l’Amour 2
Hymne à l’Amour 2
THOUVENIN Cyrille
 
 

Entretien. Dans Hymne à l’amour 2, Cyrille Thouvenin joue Hélène. Derrière la beauté vénéneuse, l’acteur définit par son jeu un baroque XXIe siècle, et porte un regard éclairant sur la modernité de la pièce de Scarron à l’affiche de la Maison de la Culture de Bobigny (MC93).

 

Crédit photo : Vincent Flouret


 

Avec toute la beauté d’un jeune homme en fleur, Cyrille Thouvenin joue Hélène dans l’Hymne à l’amour 2, adaptation ultra-moderne de L’Héritier ridicule ou la Dame intéressée ( pièce de Scarron ) à l’affiche de la MC93 à Bobigny. C’est que la mise en scène underground de Juliette de Charnacé, à l’esthétique inspirée de la photographe Nan Goldin, fait la part belle à l’ambigu, au mélange des genres. Là où Scarron voulait hommes et femmes entremêlés, la pièce va jusqu’à fondre homme et femme en un seul acteur, intérêt et recherche d’absolu chez tous les personnages.

Acteur de cinéma ( La confusion des genres ) et de théâtre ( Le Gardien, Vincent River ), Cyrille Thouvenin sait par sa présence rendre l’ambiguïté du personnage principal, féminin, intéressé par l’argent de Don Diègue qui n’a d’autre moyen, pour éprouver la belle, que de se dire déshérité au profit d’un cousin joué par son valet… En écho à la phrase de Camus sur l'existentialisme, il fallait imaginer Sisyphe heureux : dans son dilemme entre l’amour et l’argent, il ne faut pas imaginer Hélène heureuse ou malheureuse, mais ailleurs, ce à quoi répond Cyrille Thouvenin, moderne et étonnant. Entretien avec un comédien humain…

ArtsLivres : Selon vous, quel qualificatif qualifie-t-il le mieux cette pièce de Scarron ? Burlesque ? Baroque ? Ultra-moderne ? Morale ?

Cyrille THOUVENIN : la pièce originale est une pure comédie du XVIIe siècle, avec ses failles narratives et la légèreté d’un langage peu soigné. Juliette de Charnacé en a fait une pièce contemporaine, baroque et osée, en incluant un nouvel élément : la musique. Cela donne un mélange entre théâtre, opéra et concert pop.

La mode à l’époque de Scarron était au mélange entre romanesque et burlesque. Vers quoi vouliez-vous faire tendre votre jeu, le romanesque ou le burlesque ? On sent que le costume apporte visuellement le burlesque là où votre jeu tend vers le romanesque…

Je pense que la mode était la même qu’aujourd’hui : on favorisait la grosse comédie à toute autre forme de théâtre. Dans cette version, on déplace le comique ailleurs que dans les situations maître/valet. Les costumes et les travestissements sont des scories de l’œuvre originale et apportent la légèreté dans une histoire somme toute tragique. Mon jeu s’applique à ne pas faire doublon avec tout ça !

Vous jouez le rôle d’Hélène, une femme notamment intéressée par l’argent de Don Diègue. Quelle part d’homme avez-vous mise pour jouer cette femme ? Avez-vous appréhendé votre rôle comme celui d’une femme vénale ou comme celui d’une beauté vénéneuse, que ce soit un homme ou une femme ?

Pour moi, qu’il soit homme ou femme, ce personnage est avant tout un imposteur, qui tente d’être quelqu’un coûte que coûte et de « vivre en la cour ». Sa beauté reste relative, et elle ne fait que s’accorder à des codes sociaux.

Votre personnage, Hélène, n’est-il qu’un personnage amoral ?

Avant d’être vénale, elle veut exister socialement, avec la même candeur qu’un ‘lofteur’. Elle m’émeut autant que ces gamins des télé-réalités qui tentent le tout pour le tout pour gommer leurs enfances médiocres. Le problème est que ces comportements ne grandissent jamais personne. Ce n’est donc pas amoral, mais maladroit.

Condamnez-vous Hélène ? Pour la jouer tout en retenue comme vous le faites, lui avez-vous pardonné son côté intéressé ?

J’aime mes personnages, et tente chaque jour de m’éloigner de tout jugement, chose mal aisée ! Hélène n’est pour moi rien d’autre qu’un personnage qui souffre, et ses actes en découlent.

Vous avez souvent joué dans des pièces ou films fondés sur l’ambiguïté, le côté inquiétant ( Le Gardien ), le côté torturé ( La confusion des genres, Vincent River ), la recherche d’absolu ( Juste une question d’amour ), et les situations nouées ( Les parents terribles )… Est-ce là le chemin que vous souhaitez explorer, celui des marges, de l’instable et de la complexité ?

J’aime ce qui est scabreux, ce qui déborde et qui dérange. C’est juste que je veux avant tout me surprendre, et le crains de m’ennuyer dans le convenu. Quel que soit le support ou le genre, je tâche toujours de m’orienter dans des parcelles inattendues.

Les amours contrariées, l’instabilité des relations, des sentiments, la fascination de ce qui brille ( argent, gloire ). Au vu de cette pièce, diriez-vous que notre époque est baroque au sens de Scarron ? Cette pièce est-elle moderne ?

Les sentiments humains restent inchangés depuis la nuit des temps. La première pièce de théâtre jouée devait déjà relater la jalousie et le désir de pouvoir. Cette pièce est donc moderne parce que le Théâtre, dans son ensemble, est moderne.

Cyrille Thouvenin est à l’affiche du Village des ombres ( sortie le 17 nov. 2010 ).
http://www.facebook.com/#!/pages/Cyrille-Thouvenin/10672879966



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[23]   THEMATIQUES > ARTS SCENIQUES > Théâtre   
 
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[27]   MONDE SYNOPTIQUE > FRANCE > Artistes   
 
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