N° 49
 
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[89] PSYCHO-ANALYSE > [40] Arts-chétypes
[161] SF-BD-MANGA-TOKUSATSU > [5] Plans sur la Comète
CESSE Philippe - A01 - Enquête sur l’Immanence d’une Apocalypse imminente
A01 - Enquête sur l’Immanence d’une Apocalypse imminente
Apocalypse 2011 - 01/13 : INTRO
par CESSE Philippe
 

En grec, Apocalypse signifie révélation. Or de 1998 à 2011, les fins du monde ont envahi le cinéma, le net et les esprits… Enquête donc sur un thème vieux comme le monde, depuis l’Ancien Testament au calendrier Maya, entre culture populaire, sciences et inconscient collectif.

 

Plan de l'INTRO :
I.1 • Quand la Science rejoint la Fiction
I.2 • L’Inconscient collectif dans l’Air du Temps
I.3 • Apocalypse Now ?
I.4 • Synchronicités dans la Māyā !

Dossier APOCALYPSE 2011 :
Chroniques d’une Révélation annoncée ou plans sur la Comète ?
I •
INTRO : Enquête sur l’Immanence d’une Apocalypse immanente
II • Synchronicités et Plans sur la comète selon le divin Inconscient
III • L’Apocalypse selon Saint Jean et l’Histoire de l’Art occidental
IV • Les plans sur les comètes et l’Apocalypse selon la Science-Fiction
V • Melancholia : le plan sur la comète selon Lars von Trier
VI • Astronomie : gros plan sur les comètes
VII • La Fin de l’Histoire
VIII • L’Apocalypse selon la cosmologie et le Calendrier Mayas
IX • Le problème de la date de fin du Calendrier Maya : 2011 ou 2012 ?
X • Les plans sur les comètes de 2011 selon les Prophéties
XI • Participez à la Convergence Cosmique !
XII • La ‘Fin’ du calendrier Maya, Eruptions solaires et Changements terrestres
XIII •
Le monde nouveau selon Zeitgeist et le Projet Vénus


 

Il est rare qu’ArtsLivres couvre un sujet aussi sérieux que savonneux…
Mais voici les faits, que nous vous proposons de bien lire pour comprendre non seulement notre cheminement et la démarche de ce dossier, mais surtout l’importance possible de ces informations auxquelles nombre de chercheurs et de citoyens prêtent foi de plus en plus.


I.1 • Quand la Science rejoint la Fiction

Pour nous, cela commença en 1998 avec une interrogation : pourquoi six films parus la meme année figurant des corps célestes chutant apocalyptiquement sur la Terre ?












Certes, nous connaissions plusieurs romans de science-fiction à succès ayant décrit pareil scénario. Et sans vraiment chercher plus loin, nous avions conclu à un filon à sensation, nourri par la vague des récentes vulgarisations d’études scientifiques sur le rôle crucial des corps célestes dans la formation de la Terre, avec en tête dans l’imaginaire public, le spectaculaire relais médiatique du météore qui tomba voici 65 millions d’années causant instantanément la Cinquième Extinction de son Histoire, avec disparition de 75% des espèces, dont tous les dinosaures non volants pourtant maîtres incontestés et florissants de la planète.

Or cette découverte est un exemple caractéristique de combien les scientifiques eux-mêmes sont d’abord rétifs aux résultats contraires à leurs certitudes. C’est ainsi que les profondes implications de la découverte au début des années 1980 de l’enrichissement géologique en iridium au niveau mondial à la frontière K-T, qui précisément signe l’extinction crétacée-tertiaire, restèrent lettre morte pendant une décennie.

Car les implications étaient de taille : l’iridium n’est pas naturel à la Terre, et toute présence signe nécessairement une origine météoritique. De plus, cette distribution planétaire et à peu près homogène indiquait nécessairement aussi un cataclysme cosmique et ponctuel. Synchronicité ou pas, les deux traductions de vulgarisation scientifique ci-contre datent de 1996 et 1997, c’est-à-dire peu ou prou à l’époque de réalisation des films précités.

Il fallut attendre 1990 et la découverte du large cratère de Chicxulub, au nord-ouest de la péninsule du Yucatán au Mexique, datant lui aussi de 65 millions d’années : le lieu d’impact était donc identifié, et les morceaux du puzzle recollés comme le montre le documentaire ci-dessous.

Parmi les lieux géologiques emblématiques à la civilisation Maya, la ceinture à travers la jungle de cenotes ( cavernes souterraines souvent emplies d’eau ) où ce peuple et ses descendants célèbrent des cérémonies : elle signe la frontière sud du cratère, le reste étant immergé au large du Golfe du Mexique. Certains chercheurs travaillent actuellement sur l’hypothèse de météorites antérieurs qui expliqueraient pareillement les extinctions précédentes et la favorisation de nouvelles espèces.

Cenotes et reconstitution de la chute de l’impact de Chicxulub :


Deuxième résultat : Jacques Laskar et Philippe Robutel du Bureau des Longitudes ( BDL - Observatoire de Paris ) publiaient en 1993 leur étude sur le rôle crucial de la Lune, tant dans l’évolution climatique et donc dans l’apparition de la vie sur Terre, que comme stabilisateur de l’axe de rotation terrestre. C’est sans conteste le cataclysme de la formation de la Lune voici 4,5 milliards d’années qui joua le rôle primordial dans l’évolution de la vie, en sus des raisons ci-dessus et les opportunités engendrées par les marées. Sans entrer dans les détails, la croûte lunaire est de même composition que celle de la Terre ce qui, après force études, valide la théorie d’un impact par un corps de taille équivalente. Parmi les théories, la Lune se serait formée par accrétion de débris comme décrit ci-dessous, soit par émergeance ( ce qui expliquerait son éloignement progressif de la Terre ).

Simulation – la Terre et la formation de la Lune voici 4,5 milliards d’années :


Notons aussi que ces découvertes et ces films datent de la fin des années 1990, survenant donc au Septième Jour de la Septième Onde du calendrier Maya, ce qui pour qui le connaît est un exemple parmi d’autres de son caractère illustrant l’évolution planétaire.

Et à tout cela, mentionnons encore les conclusions vulgarisées d’autres études scientifiques sur l’impact, au propre et au figuré, des pluies d’astéroïdes qui s’abattirent sur la Terre pendant ses premiers milliards d’années : toute les eaux qu’elle compte dans ses océans, mers, lacs, fleuves, rivières, calottes glacières et glaciers sont d’origine extra-terrestre, apportées goutte à goutte par les salves de météorites successifs. Aucune goutte d’eau n’a été produite sur cette planète !


I.2 • L’Inconscient Collectif dans l’Air du Temps

Nous en étions là quand, à la fin des années 2000, nous remarquions une recrudescence exponentielle de ces films catastrophes Made in Hollywood ( et ailleurs au Japon et en Europe ), accompagnée d’un goût immodéré pour un sensationnel exacerbé. En chiffres concrets mi-2011, cela fait une bonne vingtaine de variations portées à l’écran, avec cette fois avec un clair accent de fin de monde.












Au même moment fleurissait une myriade croissante d’articles et de vidéos sur le web, notamment sur YouTube, en référence encore au calendrier Maya, mais dont on avait sans doute indûment arrêté la date au 21 décembre 2012 pour jouer sur le solstice d’hiver. Et c’est cette même popularisation du calendrier mésoaméricain qui inspira un énième blockbuster castastrophe, 2012, dernier volet d’une trilogie fin du monde réalisée par le réalisateur allemand Roland Emmerich, qui s’en est fait le chantre toutes catégories.

Car la bataille faisait rage entre la popularisation de diverses prophéties et la polarisation des interprétations attenant au problème de la date de fin du calendrier Maya, le 28 octobre 2011 ou le 21 décembre 2012 selon les auteurs. De plus, bien que souvent basés sur les romans de science-fiction américaine ( Larry Niven, Isaac Asimov et Arthur C. Clarke pour les plus récents ), ces films d’impact auront tout de même totalisé pas moins d’une trentaine de long-métrages en un siècle, de 1910 à 2011, chiffre décuplé si on l’étend à toutes les productions de fins de monde produites dans le monde, en particulier au Japon. Pour nous, cela n’indiquait qu’une chose : quelque manifestation de l’inconscient collectif au sens jungien de l’expression. Restait à savoir quoi, mais était-ce d’importance ?

Ce seront la multiplication de rencontres synchronistiques comme la découverte de trois comètes devant passer au centre du système solaire dans la seconde moitié de 2011 qui nous forcèrent à rouvrir le dossier, en l’étendant cette fois aux domaines psychologique et parapsychologique : en effet, comme annoncé plus haut, que pareil thème soit sans cesse répété et sans lasser, est un des signes clairs d’une activation d’archétype, et donc le siège de projections inconscientes.

Sans le démontrer ici, nous adoptons le postulat qu’il n’est pas de hasard ( généralement un recours de façade facile pour cacher une ignorance ), et qu’un même thème sans cesse répété, rationalisé ou non, n’est qu’une facette d’un même fait ‘dans l’air du temps’, qui se trame et dévoile au-dessus du seuil de perception consciente. Steven Spielberg l’illustra remarquablement bien dans Rencontres de Troisième type (1977), avec des personnages incompréhensiblement obsédés par l’image d’une montagne qu’ils visualisent, dessinent ou sculptent. Situé dans le Wyoming, Devils Tower devait être le lieu du grand rendez-vous avec l’au-delà, une scène avec des extra-terrestres qui inspira de nombreux films.

Les prophéties testamentaires relatives ou non à la destruction du monde ancien dévoyé de la voie de Dieu revendiquent un caractère révélatoire, c’est-à-dire émanant de l’inconscient collectif, terme technique et moderne, plus acceptable que dire du divin, dont c’est pourtant l’équivalent sur le plan phénoménologique du numineux. Mais ladite description de Saint Jean contribua incontestablement à doubler et nourrir l’Apocalypse du sens négatif de fin de monde, le premier à venir à l’esprit aujourd’hui. Désormais, le terme désigne clairement quelque immense catastrophe ou Holocauste, comme illustré en 1979 par Apocalypse Now !, film emblématique de Francis Ford Coppola, patriarche d’une dynastie artistique étendue : son neveu, Nicolas Kim Coppola, plus connu comme Nicolas Cage, joue dans un des films prophétiques décrits dans ce dossier.

Et à l’instar d’Apocalypse, on observe le même glissement sémantique sur le mot Armageddon, qui en hébreu ( Har-Meguiddon ) signifie Colline de Megiddo où eut lieu un des grands combats entre le bien et le mal tel que rapporté par le Nouveau Testament. En anglais, le terme est un synonyme courant à Apocalypse au sens de destruction catastrophique, et le titre de plusieurs films tel Armageddon de Michael Bay (1998). Si donc les Apocalypses antiques sont d’essence numineuse ( par révélation, vision ou grand rêve, et de ce fait considérées comme sacrées ), elles ont depuis la révolution copernicienne, et surtout depuis le siècle des lumières soi disant, cédé le pas aux figurations profanes, dépourvues de connotations et de compréhension du monde non manifesté.


I.3 • Apocalypse Now ?

Aussi, la récurrence de ces modernes descriptions d’Apocalypse nous fit reconsidérer les textes révélés, non plus comme une description littérale d’un monde à venir d’après l’esprit antique, mais comme exemple d’une réalité immanente au monde non manifesté. Et pour cela, il faut laisser la rationalité de côté, et voir le monde selon une perspective holiste, qui fut celle de l’Antiquité, et celle de l’Orient aujourd’hui encore. Cela fait l’objet des articles suivants : une analyse de l’Apocalypse selon Saint Jean et son impact dans l’art occidental d’antan comme d’aujourd’hui : l’Apocalypse a en effet gagné cet art populaire par lequel nous avions commencé, d’où les plans sur la comète selon la science-fiction.

Or, comme nous l’avons dit, si on observe attentivement les productions populaires de ces dernières décennies, on constate une étonnante recrudescence d’études, romans et films d’Apocalypse en contexte d’impact de corps céleste, comète ou astéroïde. Cela importe puisque les dernières recherches de Carl Calleman portent leur attention sur les prophéties, dont la Hopi qui dit :

« Et ceci est le Neuvième et Dernier Signe : vous entendrez parler d’un lieu de résidence dans les cieux, au-dessus de la terre, qui tombera dans un grand fracas. Elle apparaîtra comme une étoile bleue… Ce sont les Signes que quelque grande destruction arrive. Le monde sera balancé d’avant à arrière. L’homme blanc bataillera contre d’autres peuples en d’autres terres, avec ceux qui possédaient la première lumière de la sagesse. Il y aura moult colonnes de fumée et des feux tels que Plume Blanche a vu l’homme blanc faire dans les déserts, non loin d’ici. Seuls ceux qui viendront causeront la maladie et une mort étendue. Beaucoup des miens, comprenant les prophéties, seront sains et saufs. Ceux qui resteront et vivront avec mon peuple seront aussi protégés. Ensuite, il y aura beaucoup à reconstruire. Et bientôt, très peu après, Pahana reviendra. Il apportera avec lui l’aube du Cinquième Monde. Il plantera les graines de sa sagesse en leurs cœurs. Même maintenant les graines sont plantées. Celles-ci faciliteront la voie à l’émergence dans le Cinquième Monde ».

Or ni Calleman ni ce dossier n’entendent emboîter le pas au catastrophisme hollywoodien qui va crescendo, et qu’à l’inverse, notre propos est dans une interprétation symbolique et psychologique, sinon spirituelle. C’est dans ce sens que l’article précité précise : « si cela peut paraître bien assez désastreux, cela peut aussi être vu comme une opportunité d’effacer les ténèbres de nous-mêmes, une nécessité si un monde nouveau avec des gens en harmonie doit naître de ce chaos, qui désormais ira s’approfondissant ».

Ces mêmes prophéties méso-américaines parlant de Trois Jours de Ténèbres, nous revint à l’esprit une œuvre de jeunesse de l’inépuisable enfant prodigue de la science fiction, l’incontournable Isaac Asimov. En 1941, à 21 ans, il perça par une nouvelle qui défraya la chronique : Nightfall, qu’il broda avec son éditeur sur ces mots d’Emerson :

If the stars should appear one night in a thousand years,
how would men believe and adore,
and preserve for many generations
the remembrance of the city of God which had been shown !
- Ralph Waldo Emerson

Mais desservie en France par la traduction controuvée du titre en Quand les ténèbres viendront, aux USA Nightfall fut dès sa parution considérée comme une référence, et élue même comme la meilleure du genre. Un demi-siècle plus tard en 1990, Asimov collaborait encore avec Robert Silverberg pour l’allonger ( et diluer ) à la taille d’un roman. En 2010, la sérieuse revue scientifique Nature publiait une nouvelle qui lui rendait le même hommage : Eric James Stone, The greatest science-fiction story ever written, Nature 467 : 1146, 28 Oct. 2010 :
http://www.nature.com/nature/journal/v467/n7319/full/4671146a.html

La seconde partie de ce dossier expose les raisons d’une véracité possible des révélations successives : le temps le dira. Reste que le sujet a passionné et obsédé tant de gens et d’organisations, qu’on recommande un livre de plus d’un demi-siècle, inspiré par les affres de la seconde guerre mondiale, mais toujours d’actualité : La Crise du monde moderne (1946) de René Guénon.

Surtout, le dernier article de ce dossier recense quelques sérieux problèmes sous-jacents de notre société, et les perspectives offertes par des mouvements alternatifs comme ZeitGeist et le Projet Vénus. Nous prenons donc un pari pascalien, qui nous aura juste coûté un gros effort de lecture sur l’étonnante civilisation que furent les Mayas. Au-delà, si ce pari s’avérait vrai, c’est toute la perspective d’une Convergence Cosmique, planétaire sinon universelle, qui serait à portée de main pour peu que les êtres humains avertis, sensibilisés ou initiés, soient suffisamment nombreux pour le changement de monde.

Enfin, juste pour clore ce survol, il nous a semblé significatif de récapituler quelques unes des innombrables synchronicités et expériences numineuses qui ont émaillé, d’abord notre recherche personnelle sur le sujet, et la rédaction de ce dossier.


I.4 • Synchronicités dans la Māyā !

« Marcheur, chemin se fait en marchant »
- Antonio MACHADO

Pour l’anecdote, la nuit même du visionnage de Deep Impact en 1998, l’idée nous était venue que le cinéma était un bon moyen d’alerter un esprit averti sans alarmer tout le public. Nous avions alors filé, un peu inquiets, à la bibliothèque de l’Observatoire de Paris pour compulser les articles et ouvrages de cométologie. Si au bout de quelques heures de nuit blanche il fallut nous déclarer bredouilles, au déjeuner le lendemain par une amusante synchronicité, un astronome nous invitait à sa table et détaillait la succession des événements avec l’impact sur Chicxulub : trou dans l’air, sublimation progressive de l’atmosphère par la chaleur, etc.

Et début mai 2011, soit treize ans plus tard après tout un jeu de synchronicités imbriquées, nous assistions à une conférence du suédois Carl Calleman, biochimiste reconnu et expert mondial du calendrier ( dit ) Maya. En y allant, sur un passage piéton, ce message tracé au pochoir : « regarde le ciel ». Les trois heures de la conférence préalable nous convainquirent d’assister à son atelier du lendemain ( qu’il tient en général sur deux jours pleins ), détaillant les rouages du calendrier cosmique qui sert autant d’Ondes d’organisation de l’univers que d’astrologie humaine avec une étonnante description des types psychologiques, mais aussi ce que nous avions cumulé en connaissances astronomiques, mythologiques et en psychologie des profondeurs.

Son analyse de la symbolique de l’arbre de vie et de mythes Hopi ( indiens du sud des Etats-Unis actuel, apparentés aux Mayas ) parlant d’une suite d’événements célestes, associée à la fin du calendrier maya prévue selon lui pour la date du 28 octobre 2011, et la découverte des trois comètes Honda, Elenin et Lévy prévues de passer près de la Terre à l’automne 2011 forcèrent à reconsidérer le sujet. Et nous ne comptons plus les synchronicités une fois bien engagés dans la voie maya :

1. maya ne désigne pas une ethnie, mais signifie ‘gens du compte ( calendrier )’ ;
2. le mois de mai a une associations aux Mayas ;
3. en France, 2011 est l’année officielle du Mexique, avec deux expositions prévues ;
4. exposition Masques de Jade Maya à la Pinacothèque de Paris ( hélas, annulée ) ;
5. exposition Maya au Musée du Quai Branly,
22 juin – 2 octobre 2011 ;
6. outre une douzaine de livres sur les Mayas acquis depuis quinze ans en divers endroits du globe, au mois d’août 2011 nous tombons sans le vouloir sur dix autres livres, tous épuisés :
- Le livre de Chilam Balam de Chumayel, Denoël, 1955
- Paul Arnold, Le livre des morts maya,Robert Laffont, 1978
- Roman Piña Chan, Quetzalcoatl, Serpiente emplumada, Fondo de Cultura Económica, 1977
- Michael Coe, L’Art maya et sa calligraphie, La Martinière, 1997
- Raphael Girard, Le Popol-vuh, PB Payot, 1976
- Maria Longhena, L’Ecriture Maya, Flammarion, 1999
- Carlos Montes, L’Astrologie aztèque et sa calligraphie, Robert Laffont, 1984
- Georges Raynaud, Le Popol-Vuh, Maisonneuve, 1980
- Wallraf-Richartz Museum, Kunst der Maya, 1966
- Werner Wolff, Déchiffrement de l’Ecriture Maya, Geuthner, 1938 ;
7. trois rencontres fortuites avec Carl Calleman, sans que nous ne sachions sa présence, mais dont nous avions traduit quelques textes sur les ciels de la Neuvième Onde ( 9th Wave ) ;
8. nos amitiés avec plusieurs amies et journalistes répondant au prénom Maya ou Maïa ;
9. Les Maïa, roman d’Eça de Queiroz, chroniqué sur artslivres.com ;
10. Maya est aussi le nom de la mère de Sakyamuni, ou Bouddha ;
11. et selon le bouddhisme, la Māyā désigne l’illusion de la vie extérieure ;
12. rencontres fortuites du nom maya dans nos pérégrinations parisiennes :
- carton d’emballage d’un ventilateur de marque Maya posé à droite au bord du trottoir
- toute de suite à gauche, annonce de l’immobilière Maya
- dans le XIVe arr., peinture murale d’une bibliothèque dont un volume porte le titre de Maïa, adossé à un autre intitulé The Great Wave !
13. plusieurs rapport d’amis disant avoir vu ou écouté des reportages sur les Mayas ou sur Calleman, radio-diffusés la veille à nos deux conférences informelles, la première animée par Carl lui-même ;
14. et last but not least, l’un de nous vécut des semaines durant une belle constellation de l’inconscient peu après la conférence de mai, en conjonction à une lecture de Sri Aurobindo, son étonnant opuscule La Manifestation supramentale sur la Terre, chez Buchet / Chastel.

Nous avons donc un peu enquêté, en remontant d’abord aux sources révélées suivant un plan tant chronologique que thématique. Ce dossier de treize articles commence par la vue d’ensemble [I] ci-dessus et d’une tentative d’explication psychologique du plan cosmique : Synchronicités et Plans sur la comète selon le divin Inconscient [II] . Suivent une analyse de l’Apocalypse selon Saint Jean et de son impact dans l’art occidental [III] , puis tous sens confondus dans ces arts populaires que sont la science-fiction et le cinéma qui ont envahi la société. Il convenait donc de faire un tour par cette science-fiction [IV] qui fait systématiquement et abondamment état de comètes et d’astéroïdes s’abattant sur Terre, quand ce n’est pas le Soleil ou Dieu lui-même qui châtie la planète avec ou sans Mélancholie [V] . Pour assurer la crédibilité, nous avons aussi consulté l’astronomie [VI] . En transition, nous vous proposons une charmante nouvelle sur quelques erreurs du genre humain : La Fin de l’Histoire [VII] . Suivent après trois longs articles détaillant l’essence et les implications du calendrier cosmique [VIII] dont tant se réclament, en exposant le problème de sa date de fin que le chercheur Carl Johan Calleman a établi au 28 octobre 2011 [IX] , avant de nous intéresser aux mythes et prophéties associées [X] . Nous ne saurions trop recommander leur lecture, ne serait-ce qu’à titre de culture générale. Nous terminons par deux textes de Calleman, l’un étant son appel pour la Convergence Cosmique [XI] , l’autre une dernière analyse sur la fin du calendrier Maya La ‘Fin’ du calendrier Maya, Eruptions solaires et Changements terrestres [XII] , en ouvrant sur les perspectives d’avenir futuriste de mouvements alternatifs [XIII].

Voilà pourquoi tous ces éléments, explicités tout au long des sections I.1 à I.4, ont progressivement nourri et conforté le projet du présent dossier. Voici donc ici le fruit d’une enquête qui nous a passionnés, et que nous avons étayée de pistes pour quiconque voudrait creuser le sujet. Précisons encore une fois que contrairement à l’alarmisme Hollywoodien, ce dossier se veut serein et descriptif, pour un survol des diverses cogitations de tant d’écrivains, réalisateurs et vulgarisateurs qui semblent en quête d’une imminence d’apocalypse immanente. A chacun de s’en faire une idée, en se renseignant et croisant ses informations.

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