N° 49
 
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[8] Graphiti
AL-MASRI Maram - Cerise rouge sur un carrelage blancAL-MASRI Maram
Cerise rouge sur un carrelage blanc
Titre original : Karaza Hamra Ala Baalaten
[9] Phi
 
127 pages - 15 €
ISBN 13: 978-2-87962-224-8
3
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explication
du barème
ArtsLivres
TexteIconographiePertinenceObjet
 Informatif/Intéressant
 Pagination > 450 p.
 Historicisant
 Universitaire
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 Griffe originale
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 Esprit / Génie
 Pluridisciplinaire
 Sujet original
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 Grand format
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 Autres / Cachet

Une centaine de poèmes intimement liés aux amours, aux rêves de la femme attendant l’homme qui la comprendra, aux désillusions de la vie, et à la fuite des années solitaires. Avec des mots simples, ces vers sincères expriment le désarroi sensible d’une âme profonde.

Peut-être que citer d’entrée le poème qui donne le titre au recueil permet de mieux en saisir l’esprit : l’incompréhension, masculine s’entend ; « de mes beaux fruits / j’éclaire / la route qui mène à toi / Tes oiseaux idiots / aiment / le pain sec (p.75) », or « à quoi bon / mettre ainsi à nu son âme / devant / celui qui ne la voit pas ? (p.91) »…

Ta douleur
ne sera pas
plus violente qu’une piqûre
lorsque je te tournerai le dos.
Ma douleur sera
rouge
comme une cerise mûre écrasée
sur un carrelage
blanc,
lorsque j’observe
ce sourire de soulagement
à la commissure
de tes lèvres. (p.89)

Mon office est-il réellement d’être
une femme,
de te laver les pieds,
et de me couronner de roses
chaque fois
que tu rentres ? (p.36)

Il y a deux femmes
l’une dort dans son lit
l’autre dort dans celui de son rêve (p.59)

Ailleurs, c’est un rappel du malheur des êtres qui ne savent s’entendre et renouveler leur flamme. De tout cela, l’indicible solitude qui revient comment un leitmotiv : « […] je pleure / sur la solitude qui unit / les étrangers (p.18) », « […] cachée sous le lit / tremblante / de solitude (p.31) », « […] il sait / que dans sa vie / il n’y a rien de grand / que la douleur de son dos (p.50) », ou encore :

J’attends
que les enfants dorment,
pour laisser
le cadavre de ma désillusion
flotter
à la surface (p.34)

Des coups à la porte.
Qui est-ce ?
Je cache la poussière de ma solitude
sous le tapis,
j’arrange mon sourire
et j’ouvre (p.17)

C’est que les femmes comme elle endurent en silence, sans contre-attaquer, mais prennent les devants dès que la situation dépasse la mesure, « je suis / triste pour toi / homme / que j’ai abandonné (p.55) » :

Les femmes comme moi
ignorent la parole,
les mots leur restent en travers de la gorge,
comme une arête
qu’elles préfèrent avaler.
Les femmes comme moi
ne savent que pleurer
à larmes rétives
qui soudain
crèvent et s’écoulent
comme une veine coupée..
Les femmes comme moi
endurent les coups,
et n’osent pas les rendre.
Elles tremblent de colère
Réprimée.
Comme des lionnes en cage,
les femmes comme moi
rêvent…
de liberté… (p.24)


Eros contre Logos

Parmi les récurrents du recueil, la poursuite des rêves et la désillusion quand le compagnon ne cesse de la ramener à la réalité, car les hommes refusent souvent la spiritualité :

Plonge dans le sommeil
et ne te soucie pas
de mon insomnie,
laisse-moi rêver un peu
de routes arborées
et de vastes dunes,
où je puisse galoper
sur mes chevaux sensuels,
moi, la femme qui devra être
digne
et raisonnable,
demain matin (p.35)

Elle lui a demandé
un rêve,
il lui a offert une réalité.
Depuis ce jour-là
elle s’est trouvée
orpheline de son enfant (p.33)

Car finalement, elle ne fait qu’aspirer à la vie, la communion avec un homme sain, la relation celui qui saura la délivrer :

J’attends,
mais qu’est-ce que j’attends ?
Un homme chargé de fleurs
et de mots doux.
Un homme
qui me parle et m’écoute.
Un homme qui pleure
pour moi.
J’ai pitié de lui
et je l’aime (p.15)

Je le veux
chaud
et profond,
qu’il me donne le vertige.
Sinon, n’approche pas.
Que ça parte
du petit doigt de ma main
pour finir à la pointe de mes pieds,
en passant
par mes monts
mes vallées et mes gorges
et saisisse
mon âme (p.71)

Le désir m’embrase
et mes yeux brillent.
Je range la morale dans le premier tiroir venu,
me change en démon,
et bande les yeux de mes anges
pour
un baiser (p.13)

Un corps de femme
palpite au bord du lit.

La soif…
et un fleuve déborde.
La soif…
et une source bruit.

Le corps de la femme vieillit.
Les doigts de l’ennui
ne la ravivent pas,
et le frisson
ne lui offre pas la lumière. (p.39)


C’est même l’amante, la femme aimante, qui ne cesse de s’exprimer envers et contre tous :

[…] Empêche-moi, mon sage époux,
de me hausser
sur les talons de ma féminité,
car au coin de la rue
m’attend
un jeune homme (p.41)

Ce soir,
une femme sortira,
en quête
d’un homme qui fasse d’elle
la souveraine de son lit (p.56)

[…] elle, la mauvaise
qu’on appelle
la mangeuse d’hommes,
sincère,
lui a donné son cœur
à manger (p.63)


La vie, un long fleuve tranquille ?

Contrairement à l’image d’Epinal, la vie est rarement prévisible, et il arrive que les êtres sortent d’une longue léthargie pour embrasser la vie à pleines dents :

Alors que je passais
près
des baies rouges qui brillaient,
celles
qui mûrissent dans mon jardin,
je n’ai pas eu le temps
de les déguster.
J’ai dormi.
Comme je le regrette ! (p.69)

[…] Mais un jour
elle s’est réveillée
découvrant
que son âme
avait ouvert une fenêtre
et s’était envolée (p.53)

[…] Il a passé sa vie
à se demander
comment un homme comme lui
pouvait quitter
une femme
comme elle (p.85)

Et cette pointe d’orgueil féminin de fleurir ensuite vers l’aimé de ses rêves : « Ma joie et moi / attendons / le battement d’ailes de tes pas (p.120) », « Tu es bien différent d’eux… / Ton signe distinctif : mon baiser / sur / tes lèvres (p.116) ». Mais cette fois, en clamant haut et fort sa liberté :

Bénis-moi libre,
et sois patient
devant mon refus.
Approche quand
je t’invite,
et quand
je te néglige,
apprends à m’attendre.
Accepte que je sois à un autre
et apprends l’amour (p.78)

Rien n’a laissé de trace
sur mon corps
que
le temps.
Le bonheur
est ce que toi, tu as laissé (p.124)

Erwan L'HELGOUACH

© 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°21 : 21.VI.05

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Moins dense et inspiré que ses autres recueils, le titre est hélas usurpé : on attendait mieux d’une disciple de Wallada, célèbre poétesse andalouse du XIe siècle. Néanmoins, on retrouve quelques beaux passages, tissés autour de l’amour que Maram ne cesse de chanter. Extraits »»»

 
 
 
[20]   MONDE SYNOPTIQUE > MOYEN ORIENT / MAGHREB > Littérature   
 
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Rédigé à Bagdad au Xe siècle, ce livre est une collection d'aphorismes et pensées savoureuses d'auteurs que le rédacteur avait en haute estime. Commentés et classés par thèmes, on y trouve la sagesse du savoir-vivre, l'amitié, l'amour, les us et coutumes… A recommander. »»»

 
  NASSIB Sélim - Un Amant en Palestine	  Roman 
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