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 | SHIMAZAKI Aki | | Hotaru | | | [31] Actes Sud
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137 pages - 12,80 € ISBN 10: 2-7427-5235-8
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| Texte | Iconographie | Pertinence | Objet | Informatif/Intéressant
Pagination > 450 p.
Historicisant
Universitaire
Appareil critique
| Cartes
Dessins / Croquis
Photos / Reproductions
Quadrichromie
Griffe originale
| Concision
Cohérence
Esprit / Génie
Pluridisciplinaire
Sujet original
| Cartonné / Relié
Grand format
Papier spécial
Maquette / Typographie
Autres / Cachet
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Après le sublime Wasurenagusa, Hotaru clôt cette série de cinq volumes… Amours entre étudiante et professeur, fils naturel, le pouvoir des hommes d'expérience sur les jeunes femmes sans recours, la séparation, l'égoïsme machiavélique, Nagasaki 1945… Sur le fond…
Trois thèmes majeurs : les amours extra-conjugales au profit des hommes, la bombe A sur Nagasaki et les lucioles ( Hotaru ). Ecrit à la première personne, c'est l'histoire de Mariko, séduite par son professeur : tous deux prennent soin d'être discrets pour éviter les racontars et de graves conséquences sociales sur leurs personnes. Mais ils ne prennent pas toutes leurs précautions, monsieur Horibe prépare son mariage de son côté sans rien lui dire. La jeune femme tombe enceinte d'une petite fille, que le nouveau père refuse de reconnaître naturellement, mais dont il impose non moins le prénom, Yukiko, d'après Yukio, le garçon que son épouse légitime vient de mettre au monde… Et les deux enfants de jouer parfois ensemble au parc, sans que nul autre que les intéressés ne sachent qu'ils sont ( demi- ) frère et sœur…
Les aléas et les difficultés de la vie les séparent un instant, Mariko refait sa vie et devient Madame Takahashi, sans rien dévoiler de sa vie antérieure. Mais les années passant, les vieux démons refont surface, et sa propre fille semble suivre les traces de sa mère… Les incompréhensions intergénérationnelles aidant, chacun suit sa voie et ses instincts, se perdent et puis se retrouvent parfois en cachette, les uns surprennent des conversations sans le vouloir, cachés par la pénombre nocturne, plusieurs fois au même endroit… Et puis Enola Gay largue sa terrible cargaison, effaçant les traces compromettantes. Entre ces scènes, les lucioles font parfois leur apparition. Autant de secrets que Mariko, devenue grand-mère, divulgue à sa petite-fille…
Et sur la forme…
Le roman, bien écrit, est inférieur au sublime Wasurenagusa : l'histoire entretient sans transporter, mais sans être plus mauvais que d'autres bons romans sur ces mêmes thèmes… On sent le petit manque d'inspiration, que conforte la présence sporadique des lucioles, forcée et peu travaillée, comme dans une tentative de donner un lustre poétique pour rehausser une histoire banale, mais qui se suffit à elle-même : après tout, c'est la vie, et l'histoire en vaut une autre.
Ces réserves étant faites, le personnage de Mariko est bien cerné, l'auteur ( une femme ) a su dépeindre les premiers élans d'une jeune fille craintive mais curieuse de sa sexualité, le peu de pouvoir face à un homme mûr qui n'écoute que ses instincts, qui use et abuse de ses pouvoirs dans une société masculine… De même, les échanges entre adolescents, ou entre compagnes d'une même homme, sont bien exposés, faisant de ce court roman une histoire plausible et crédible, sans être aboutie… Erika BJORNSSON © 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°13 : 01.I.05 * * *
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