N° 49
 
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LUDLUM Robert - La Directive JansonLUDLUM Robert
La Directive Janson
Titre original : The Janson Directive
[27] Grasset
 
549 pages - 20 €
ISBN 10: 2-246-60091-X
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 Pagination > 450 p.
 Historicisant
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L'auteur est décédé en 2001, laissant une œuvre à succès ( 210 millions de volumes vendus ) parfois reprise au cinéma ( Jason Bourne ) et quelques manuscrits inédits dont celui-ci. Ingrédients : géopolitique, sports de combats, haute-technologie, romantisme…

La fin de la guerre froide ne modifia guère les sujets de Robert Ludlum, qui plaça toujours les conflits entre individus au-dessus des batailles idéologiques. Ses romans sont si bien documentés que le lecteur ne soupçonne même pas les machinations qu'il imagine et ont peut-être existé.

Un agent très spécial

Ancien du Vietnam, Paul Janson est un spécialiste des Opérations Consulaires, secteur particulier des services secrets de l'armée américaine : économie, balistique, as du bricolage, techniques de combats, résistances physique et psychique à toute épreuve.

Mais suite à la mort de sa femme lors d'un attentat contre l'ambassade des Etats-Unis dans une île proche du Sri Lanka, Janson, démissionne à 44 ans : il n'a pas supporté sa disparition alors qu'elle attendait leur premier enfant. Comme pour Jason Bourne, Peter Janson conserve une certaine part d'humanité : il ne tue pas par plaisir, il a même du mal à gérer les 'dommages collatéraux', et sans-doute la loi du plus fort est-elle celle du 'méchant', car le crime paie : « les lois sont comme les toiles d'araignée : assez fortes pour attraper les faibles mais trop faibles pour attraper les forts (p.528) ».

L'Intrigue

On le retrouve cinq ans plus tard, désabusé et recyclé dans le conseil auprès de grandes entreprises contre l'espionnage industriel. Il se sent plus spectateur qu'acteur : Janson « laissa traîner son regard sur les postes de branchement Internet où des managers et chefs comptables plus vrais que nature, plongés dans leurs ordinateurs portables, consultaient leurs messageries électroniques où s'entassaient des courriers provenant de leurs clients, présents ou futurs, employés, subalternes, amants et maîtresses. Ces gens passaient leur vie à sauter frénétiquement d'une activité à l'autre. Dans leurs attaché cases, on apercevait des livres censés leur prodiguer des conseils en marketing, écrits par des adeptes de Sun Tzu : l'art de la guerre appliqué à la production des biens de consommation […] Ils s'arrogeaient l'usage des attributs guerriers en les édulcorant pour les rendre inoffensifs (p.29) ».

Si bien que quand on vient le chercher pour secourir Peter Novak, philanthrope millionnaire et Prix Nobel de la paix, Janson n'hésite pas à reprendre du service avec quatre anciens compagnons d'armes, même si ses anciens supérieurs avaient difficilement accepté son départ : « vous aviez une dalle de granit à la place du cœur. Et voilà qu'à présent, vous prétendez que la fonction dans laquelle vous excellez vous répugne au plus haut point […] On croirait entendre un chef pâtissier annoncer qu'il n'aime plus les gâteaux. Un pianiste déclarer que la musique lui donne la migraine. Janson, vous êtes un virtuose de la violence. Et voilà que vous faites la fine bouche ! (p.43) ». L'opération réussit, mais Novak meurt… Janson commence alors à remonter la manipulation dont il a été l'objet au plus niveau du gouvernement américain…

Réminiscences de guerre

Le texte est émaillé de réminiscences de sa captivité vietnamienne : « Janson était affalé sur le sol, le visage émacié, le cou bizarrement tordu. Les mouches bourdonnaient autour de son nez, de sa bouche, sans provoquer chez lui aucune réaction. Ses yeux étaient entrouverts sur le vide, comme ceux des cadavres. La malnutrition et la maladie avaient achevé leur lent travail de destruction. Le garde ouvrit la cage et lui donna un bon coup de pied. Rien. Alors il se pencha pour toucher la gorge du prisonnier. Une expression terrifiée se peignit sur le visage du Viet lorsque Janson, malgré son extrême maigreur, enroula ses cuisses autour de sa taille, comme une amante passionnée, avant de glisser la main dans son holster (p.398) ».

Cela suffit à redonner un coup de fouet à Janson, qui doutait de ses capacités et de sa chance : « au fond de son cerveau, un mécanisme s'enclencha et se mit à tourner comme une horloge. Une rage froide s'empara de lui. Il avait pris les armes contre un bataillon de terroristes mais une terreur bien plus diabolique venait de le terrasser. Un profond sentiment de révolte, une révolte calculée, glaciale, se fit jour en lui. Il fallait se débarrasser de l'abattement, du chagrin, pour laisser place à une émotion bien plus formidable : la soif de justice, absolue, inexorable. Il était le dernier survivant - il n'aurait de cesse que de faire la lumière sur ce qui venait de se passer (p.124) ».

D'excellentes descriptions

Il y a des portrais saisissants : « la vieille bique semblait aussi décrépite que son logis. La peau de ses joues pendait mollement ; ses cheveux rares laissaient voir son cuir chevelu pâle ; ses yeux enfoncés luisaient derrière des paupières tombantes, écailleuses comme la peau d'un serpent. L'âge avaient peut-être adouci certains de ses traits mais en avaient durci d'autres, creusant ses joues, réduisant sa bouche à une cruelle balafre (p.369) ».

Ludlum ne mâche pas ses mots sur les réalités de l'Occident, comme ici sur les Etats-Unis : « en quelques semaines, il en apprit davantage sur les mœurs occidentales que durant deux années d'études à l'université du Maryland […] Ces salopes blanches regardaient le journal télévisé, ou du moins la lueur blanchâtre qui nimbait l'écran, tout en secouant les mains pour faire sécher leur vernis à ongles. La télévision américaine avait le don de réduire les évènements internationaux les plus graves à de simples flashes d'une quinzaine de secondes : les tueries qui ensanglantaient le monde étaient coincées entre les publicités vantant les nouveaux régimes à la mode, les annonces pour la protection des animaux en voie de disparition et les messages de prévention contre ces jouets coûteux qui risquaient d'étouffer les petits Américains qui les portaient à la bouche. Les Etats-Unis étaient peut-être le phare des nations, mais un phare comme celui-là ne servait qu'à précipiter les navires contre les écueils (p.48) ».

On retrouve d'ailleurs des critiques à peine voilées sur le monde politique, aux Nations-Unies en l'occurrence : « d'un pas martial, des dictateurs en uniforme de parade montèrent le plan incliné menant au Grand Hall, comme s'ils s'apprêtaient à passer leurs troupes en revue. Protégés, galvanisés par la collection de rubans et autres décorations agrafés à leur plastron, ils considéraient d'un air supérieur ces gringalets dirigeant de soi-disant démocraties. De simples banquiers bouffis d'orgueil dont les costumes sombres, les cravates impeccablement nouées suffisaient à démontrer leur allégeance au grand capital et leur mépris pour le glorieux sentiment national […] Et tandis que les minces contemplaient les gros, ils se prenaient à méditer sur leur manque de retenue : pas étonnant que leur pays aient une telle dette extérieure. Les gros, eux, regardaient leurs homologues occidentaux comme autant de philistins sans couleur ni saveur, de misérables fonctionnaires n'ayant rien de meneurs d'hommes. Telles étaient les pensées qui s'agitaient derrière chaque sourire éclatant (p.508) »…

Bref, c'est un roman bien écrit et bien traduit, où personnalités et événements sont minutieusement décrits. L'intrigue et ses rebondissements tiennent le lecteur en haleine. Un livre qui plaira peut-être plus au lectorat masculin…

Norah GUENEAU

© 2004-2007 - Les Beaux Esprits Se Rencontrent (LBESR) : Archivé édition N°15 : 21.I.05

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